La fin du Presque et le début du Déjà

Nous avons tous joué au jeu du “Pas encore”, ou du “Presque”. Nous sommes devenus des adeptes de ce grand jeu planétaire. Dans ce système de pensée, de croyances et de vie, nous pouvions nous comparer, nous pouvions obtenir plus ou moins, nous pouvions bien faire ou mal faire, et nos médailles étaient plus ou moins dorées. A un moment, aujourd'hui , nombre d'entre nous pressentent ou savent que la tension et l'agitation de ce monde ne pourra jamais se calmer dans ce même système. Il n'y aura jamais assez, et on y sera toujours pas encore. Cette tension , ces envies, on les considérait comme de la joie. Plus aujourd'hui. On a tout obtenu et on est encore agité. Alors après avoir fait ce point, cet état des lieux, on se demande ce qui est déjà complet en nous. Et en posant tout, en déposant nos envies et nos tensions.. en déposant notre façon de penser, on goûte a l'être que nous sommes. A celui qui croyait pour avoir, et qui, en son sein, est et a toujours été complet. On dépose le besoin de croire aussi… et on est. Depuis cet apparent arrêt, les choses luisent d'une nouvelle lumière. D'une complétude de chaque instant. D'un manque qui s'en va. Le monde n'est plus le terrain de jeu du presque; il devient la beauté du déjà. Alors, une toute nouvelle idée de la création peut venir: c'est en étant complet, et sans séparation, que nous permettons à chaque rencontre, à chaque relation, de refléter cette vérité plus profonde et franchement joyeuse. Comme si l'évolution linéaire laissait le pas à une évolution verticale… qui part du complet, du déjà, et qui emmène tout sur son sillon, tout le monde, tous les règnes, tout.